LesStats@PonautE

Brun ténébreux, 1m75, 71kg, à peine 37 ou 38 ans weshtacam si ce n'est moins, Monsieur Aponaute est un sportif accompli, rompu à presque toutes les disciplines physiques qu'il a pratiquées au moins une fois chacune (à l'exception toutefois du kayak qui s'est retourné plus vite que lui à Ibiza): ping-pong, badminton, tennis, football, handball, basket-ball, fist-ball, bilboquet, billard, divers jeux de queues et boules, volley, beach volley, bitch volley, mini-golf, golf, gym aquatique, piscine le mercredi, sauna, båstu, badstu, jacuzzi à plusieurs, cryothérapie des verrues plantaires, ski alpin, ski nordique, luge, patin à glace, patin sub-charentais, patins divers et autres sports de glisse, équitation, chevauchement... Bref, c'est un archétype de mâle virilité plus proche de l'acmé que de l'acné, une sorte de gendre idéal qui sait se vendre sur internet. 5ème kyu de judo et d'échauffement sur tatami, ceinture noire de course sur futon, bol de riz d'argent de zazen. Permis de port d'armes juillet 2002, promotion Maxime Brunerie. Lauréat 2007 du 54ème concours international de lancer de gnomes de Budapest (projection d'un gnome d'1m32 d'une rive à l'autre du Danube jaune). Médaillé bronze olympique en lancer de nain, médaillé argent en bilboquet, médaillé or en safari à la girafe. Lauréat 2007 du Combiné Pentathlétique du Nordlandmark (lancer de nain + un tirage de bilboquet + course à la girafe + capture de la girafe + un dernier coup de bilboquet avec la girafe)... Pour résumer avec simplicité, des muscles d'acier, des nerfs en kevlar, une bite en tungstène, des neurones en adamantium résistants à tous les neurotoxiques connus. On l'a curieusement numéroté "Agent 069" au MI-6.

Jeudi 14 avril 2005

Courriel expédié le 14 avril dernier à mon ex-belle-doche, qui répondait à un courriel de sa part, et qui montre les sentiments que je lui voue, autant que l'ampleur de la méchanceté que je peux avoir quand je suis blessé, mais j'ai des circonstances atténuantes avec une telle harpie. Pour mieux comprendre certaines allusions contenues dans ce courriel meurtrier, je préciserai que j'ai tû volontairement les noms des protagonistes, que Belle-Maman est avocate et ancienne membre du PCF. Et que Suétone a écrit une superbe « Vie des Douze Césars ».

Délicieuse Belle-Maman,

Je connais parfaitement le but que tu recherches en agissant de la sorte, et au lu de l'intégralité de ce courriel, personne ne pourra plus être dupe du but que tu poursuis, et que tu as toujours poursuivi, et qui n'est aucunement d'aider A., ce que tu t'es assez souvent gardée de faire alimentairement à bien des reprises pour que ton soudain intérêt pour son sort puisse faire une quelconque illusion ! Tu tombes si bien le masque ! Ton but a toujours été très clairement (A. l'a senti à maintes reprises, et il l'avait même pressenti, ne voulant pas initialement nous présenter l'un à l'autre à Chamonix, car il flairait le piège !) ton but a toujours été dis-je, de semer la zizanie entre lui et moi pour que ce cher petit revienne vers sa Môman. Mais ne te trompe pas, je pense qu’il a un désir sincère d’autonomie, et qu’il te suspecte de trop d’horreurs passées (non-assistance à personne en danger quand il était jeune ?)

Tu tables sur une trahison qu’il ressentirait en prenant connaissance de cet écrit ; tu oublies car tu ignorais jusqu’à présent, que c’est lui qui m’a demandé de reprendre contact avec toi à propos de cette affaire de contrat qui n’était qu’un prétexte parfaitement bidon : il voulait avoir quelques informations sur toi, et m’a même demandé contre mon désir de te demander conseil (en me prévenant toutefois qu’il y avait une chance sur deux pour que tu tentes de m’intoxiquer avec de mauvais conseils juridiques pour que je me plante, il te connaît et craint ta loyauté !), le but étant, dixit ton tout-petit, « de te manipuler ». Lui aurais-tu transmis les gènes de la manipulation et du cynisme ? En tous les cas, ma stratégie à moi a réussi 5/5. Désolé d’être aussi cynique que toi, mais je jouis littéralement d’abattre mon joker pour te dire : échec et mat, toi qui commençais à jouir de ma déconfiture supposée… Ça aura toujours été la guerre froide entre nous, n’est-ce-pas Belle-Maman, nous perpétuons avec délectation toi et moi, le bon vieux temps des pershings et des SS20, c'est notre façon à nous de nous aimer !

Il m’a suffi de déborder à peine le cadre de ma mission (dans les services secrets et les coups tordus –tu en connais un rayon je pense–, on joue tous double ou triple jeu, lis donc le dernier Volkoff) pour pouvoir apporter la preuve épistolaire à ton tout-petit, s’il en avait besoin, que ton âme est faite de traîtrise. Tu sais aussi que je m’en étais toujours douté, m’étant toujours méfié de toi comme de la peste. Nos regards silencieux ont toujours été si éloquents !

Ta tactique actuelle est d’obtenir un logement à Paris pour A. à moindre prix, pour ne pas dépenser pour lui un seul kopeck du moindre rouble, je lui ai d’ailleurs rapporté, amusé, comment en minaudant, et en feignant si mal l’innocence (ton manque de talents de comédienne t’a toujours trahie quand tu mens, - pardon, quand tu parles, puisque tu mens en permanence), avec la voix flûtée qui signifie chez toi la manipulation – pardon, la pensée, puisque tu manipules aussi en permanence : « Et ton Père ne pourrait pas louer cet appartement à A. pour un petit prix » ?

L’étude de ton petit courriel est édifiant, il restera un cas d’école en matière de mauvaise foi : « Ses papiers d'identité ont été déchirés - la forme passive que j'emploie est courtoise » Tu accuses qui, et de quoi ? Précise, si tu l’oses ! On lui a volés en boîte de nuit m’a-t-il dit, qu’est-ce que c’est que ces insinuations à 2 balles, pardon à 50 kopecks ? Ce n’est ni très professionnel, ni très déontologique, Cher Maître !

« Je pense pour ma part que la demande d'A. est légitime et que ton refus récurrent de lui donner un justificatif de son domicile réel est la seule cause de sa demande récurrente. L'insertion sociale et les aides qui y concourent sont assujettis (sic) à l'existence d'un domicile et il se trouve que le domicile réel d'A. est chez toi. »

Là, tu m’aides à fourbir mes armes, car tu précises la ligne d’attaque qui sera la tienne au plan juridique, alors vas-y, on va se marrer ! (NB : je te rappelle que je ne considère pas A. comme mon ennemi, ni même mon adversaire, je veux seulement assainir une situation que tu ne veux surtout pas clarifier, car elle signifierait quelque chose que tu redoutes trop…)

« Aujourd'hui,  j'ai la confirmation  que mon ressenti était exact, que ton refus de donner à ton concubin cette attestation est bien réelle. Tout en la niant, tu évoques de nombreux faits qui montrent votre communauté de vie. »

A. et moi ne sommes plus concubins de facto comme de jure, ma domiciliation étant changée, pour l’administration comme pour la réalité de ma vie. Les administrations et les témoins pourront parler Votre Honneur ! Je précise (car nous sommes lus Belle-Maman c’est merveilleux, c’est comme un blog, d’ailleurs je me demande si je ne vais pas mettre tout ça en ligne dans les minutes qui suivent, en censurant les noms pour que personne ne puisse être reconnu cela va de soi).

Le coup de pied de l’âne, enfin, et le comble de l’absurde : « ton ego fragile ne peut supporter d'essayer de construire avec A. une relation harmonieuse : tu as besoin de maintenir ce jeune homme que tu as rencontré adolescent alors que tu étais déjà un homme fait, dans un état de dépendance et de faute permanente envers toi. »

C’est vrai qu’en matière de relations de couple harmonieuses, tu es bonne prophétesse et tu en connais un rayon ! Cette manie encore, si fréquente chez les terroristes intellectuels marxo-freudiens, de faire l’inventaire de l’âme des autres quand ils n’ont pas eu le courage d’aller s’allonger sur le divan ! Si, tu t’es allongée ai-je compris, mais pas sur un divan, sur un psychiatre, et c’est une cause majeure de ton divorce que tu as osé attribuer un temps à la sexualité de ton fils aîné ! Je voudrais maintenir A. dans un « état de dépendance et de faute permanente », alors que je passe mon temps à lui demander de se trouver un domicile à lui pour être indépendant de moi, comme de sa mère du reste ! Que ce petit studio, que tu avais qualifié de « couloir » -ce sont tes propres mots- est impossible à occuper à deux plus d’un week-end sans tourner bourrique ! Que depuis 1999, je le répète inlassablement à A., qui est d’ailleurs parti plus d’un an à cause de cela entre autres (je pense qu’il avait aussi un amant mais comme toi je suis libéral), sans compter notre bref établissement dans le XVème ! J’en suis, pour vivre dans un espace vital mieux approprié, à habiter chez des parents, c’est moi qui pars de chez moi mais c’est moi qui suis un salaud parce que je le culpabilise en ce faisant !!! Merveilleusement dialectique, ce renversement de la charge de la faute si marxiste, si nauséeux que je reconnais bien là ta formation de tchékiste Belle-Maman ! Merveilleux ! Je ne pourrais plus jamais reprocher à A. son côté « abusif » (propre aux enfants abusés ? tu auras peut-être un jour à ce sujet une explication à fournir comme tu le crains…) car en-dehors de cette enfance abusée, je vois par ailleurs qu’il a été à bonne école !

« Ce jeune homme que tu as rencontré adolescent alors que tu étais déjà un homme fait »

Tu veux répéter ça sans rire ? J’ai rencontré ton fils âgé de 19 ans (majorité sexuelle depuis 4 ans, légale et civique depuis un an Cher Maître) alors que j’étais certes un vieillard libidineux de 32 ou 33 ans !!! Non, je crois que j’étais jeune et beau selon l’opinion générale, quand tu commençais à te décrépir. Mais tu as raison de te faire vestale ou prêtresse de Junon, parangonne des vertus de la Cité et du foyer, toi que j’ai vue dans ton salon te faire peloter par ton amant R. (un homme marié, un homme fait), un peu pétée au Champagne, devant les plus jeunes de tes quatre enfants, qui n’étaient pas encore des hommes faits, que je sache !!! Tu as la moralité excessive qu’on trouve chez les vieilles maquerelles, et dans cette relation fusionnelle que tu entretiens avec ton fils, il y a un drame julio-claudien qui s’est noué et se dénoue, Agrippine ! Tu es surtout et simplement une vipère homophobe. Je le répète encore, une cause majeure de ton divorce a été ton adultère (pardon, l’expression de ta liberté sexuelle de femme non-objet en novlangue gauchiste), et tu as osé attribuer ce divorce à la sexualité d’A. ! Quel sens de tes responsabilités d’adulte et de « femme faite » devant ton enfant ! Qui de toi ou de moi, veut le maintenir dans un  « état de faute permanente » ?! Homophobie, drame de l’homophobie ordinaire en milieu bobo. Tu me dégoûtes intrinsèquement, comme tous les pseudo-progressistes marxistes pleins d’intolérance et de haine. Tu es une sorte de Ségolène de l’Essone prônant les Family Values… Tu es pitoyable.

Tout aussi tristement à toi, P.

publié dans : apono11
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 12 avril 2005

" Définir l'arbitraire culturel par le fait qu'il ne saurait être déduit d'aucun principe, c'est seulement se donner, grâce à ce constructum logique dépourvu de référent sociologique et, a fortiori, psychologique, le moyen de constituer l'action pédagogique dans sa vérité objective et, du même coup, de poser la question sociologique des conditions sociales capables d'exclure la question logique de la possibilité d'une action qui ne peut atteindre son effet propre que si se trouve objectivement méconnue sa vérité objective d'imposition d'un arbitraire culturel, cette question pouvant à son tour se spécifier dans la question des conditions institutionnelles et sociales qui font qu'une institution peut déclarer expressément sa pratique pédagogique en tant que telle sans trahir la vérité objective de cette pratique. "
P. Bourdieu, sociologue marxiste, in La Reproduction (avant-propos), 1970, collection « Le sens commun », dirigée par P. Bourdieu.


" La grandeur et la gloire ! Pouvons-nous encore entendre ces noms dans ce triomphe de la mort ? Non, messieurs, je ne puis plus soutenir ces grandes paroles, par lesquelles l'arrogance humaine tâche de s’étourdir elle-même, pour ne pas apercevoir son néant. Il est temps de faire voir que tout ce qui est mortel, quoi qu’on ajoute par le dehors pour le faire paraître grand, est par son fond incapable d'élévation. Écoutez à ce propos le profond raisonnement, non d’un philosophe qui dispute dans une école, ou d’un religieux qui médite dans un cloître : je veux confondre le monde par ceux que le monde même révère le plus, par ceux qui le connaissent le mieux, et ne lui veux donner pour le convaincre que des docteurs assis sur le trône. Ô Dieu, dit le Roi-Prophète, vous avez fait mes jours mesurables, et ma substance n’est rien devant vous . Il est ainsi, Chrétiens : tout ce qui se mesure finit ; et tout ce qui est né pour finir n’est pas tout à fait sorti du néant, où il est si tôt replongé. Si notre être, si notre substance n’est rien, tout ce que nous bâtissons dessus, que peut-il être ? Ni l’édifice n’est plus solide que le fondement, ni l’accident attaché à l'être, plus réel que l’être même. Pendant que la nature nous tient si bas, que peut faire la fortune pour nous élever ? Cherchez, imaginez parmi les hommes les différences les plus remarquables ; vous n'en trouverez point de mieux marquée, ni qui vous paraisse plus effective que celle qui relève le victorieux au-dessus des vaincus qu' il voit étendus à ses pieds. Cependant ce vainqueur enflé de ses titres tombera lui-même à son tour entre les mains de la mort. Alors ces malheureux vaincus rappelleront à leur compagnie leur superbe triomphateur, et du creux de leurs tombeaux sortira cette voix qui foudroie toutes les grandeurs : vous voilà blessé comme nous ; vous êtes devenu semblable à nous. Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer du néant, ni de forcer la bassesse de notre nature. Mais peut-être, au défaut de la fortune, les qualités de l'esprit, les grands desseins, les vastes pensées pourront nous distinguer du reste des hommes ? Gardez-vous bien de le croire, parce que toutes nos pensées qui n’ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort. Ils mourront, dit le Roi-Prophète, et en ce jour périront toutes leurs pensées : c'est-à-dire les pensées des conquérants, les pensées des politiques, qui auront imaginé dans leurs cabinets des desseins où le monde entier sera compris. Ils se seront munis de tous côtés par des précautions infinies ; enfin ils auront tout prévu, excepté leur mort, qui emportera en un moment toutes leurs pensées. C’est pour cela que l' ecclésiaste, le roi Salomon, fils du roi David (car je suis bien aise de vous faire voir la succession de la même doctrine dans un même trône) ; c’est, dis-je, pour cela que l'Ecclésiaste, faisant le dénombrement des illusions qui travaillent les enfants des hommes, y comprend la sagesse même. Je me suis, dit-il, appliqué à la sagesse, et j’ai vu que c’était encore une vanité ; parce qu’il y a une fausse sagesse, qui, se renfermant dans l’enceinte des choses mortelles, s’ensevelit avec elles dans le néant. Ainsi je n’ai rien fait pour Madame, quand je vous ai représenté tant de belles qualités qui la rendaient admirable au monde, et capable des plus hauts desseins où une princesse puisse s’élever. Jusqu' à ce que je commence à vous raconter ce qui l'unit à Dieu, une si illustre princesse ne paraîtra dans ce discours que comme un exemple le plus grand qu'on se puisse proposer, et le plus capable de persuader aux ambitieux qu'ils n'ont aucun moyen de se distinguer, ni par leur naissance, ni par leur grandeur, ni par leur esprit, puisque la mort, qui égale tout, les domine de tous côtés avec tant d’empire, et que d'une main si prompte et si souveraine elle renverse les têtes les plus respectées. Considérez, messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu, qu’il ne craint pas de les sacrifier à l’instruction du reste des hommes. Chrétiens, ne murmurez pas si Madame a été choisie pour nous donner une telle instruction. Il n' y a rien ici de rude pour elle, puisque, comme vous le verrez dans la suite, Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit. Nous devrions être assez convaincus de notre néant : mais s’il faut des coups de surprise à nos coeurs enchantés de l’amour du monde, celui-ci est assez grand et assez terrible. Ô nuit désastreuse ! Ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt ! Madame est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup, comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d’un mal si étrange, on accourut à Saint-Cloud de toutes parts ; on trouve tout consterné, excepté le coeur de cette princesse. Partout on entend des cris ; partout on voit la douleur et le désespoir, et l’image de la mort. Le Roi, la Reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré ; et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du prophète : le roi pleurera, le prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple de douleur et d' étonnement. Mais et les princes et les peuples gémissaient en vain ; en vain Monsieur, en vain le Roi même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements. Alors ils pouvaient dire l’un et l’autre, avec Saint Ambroise : je serrais les bras ; mais j’avais déjà perdu ce que je tenais. La princesse leur échappait parmi des embrassements si tendres, et la mort plus puissante nous l’enlevait entre ces royales mains. Quoi donc ! Elle devait périr si tôt ! Dans la plupart des hommes les changements se font peu à peu, et la mort les prépare ordinairement à son dernier coup. Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l’herbe des champs. Le matin, elle fleurissait ; avec quelles grâces, vous le savez : le soir, nous la vîmes séchée ; et ces fortes expressions, par lesquelles l’écriture sainte exagère l’inconstance des choses humaines, devaient être pour cette princesse si précises et si littérales ! "
Jacques-B. Bossuet, év. de Meaux, in Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre, 1670.


La Pensée, revêtue du style comme de pourpre écarlate, a fait en trois siècles tout juste, un bond gigantesque. Plus rouge est la pensée, plus éclatant est le vermillon flamboyant du verbe.


" Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. "
N. Boileau, poète libre, in L’Art Poétique, époque de Bossuet !


Bonne nuit, je vais foutre la viande dans le torchon !

par Monsieur Aponaute publié dans : apono11
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 12 avril 2005

Pâle Ovale d'Opale...

Bonjour à toutes et à tous, comme on dit aujourd'hui.

C'est mon premier blog, je suis un mâle fier et dur parfois, qui se sent comme une jeune fille en fleurs émue, boutonneuse et mouillée, qui va tout confier à son Cher Journal. "Lieve Kitty"... Je sens que ce style littéraire si basique qu'il est à ma portée, va me permettre de faire des miracles de pathos et de légèreté. Mon style sera tour à tour sérieux et désinvolte, ampoulé et goguenard, précieux et gouailleur, variant à tout moment selon l'humeur de l'instant, puisque je me fous d'être lu, et que Voltaire fera toujours le pied de nez à Lamartine. Journal tout à la fois ludique et engagé, authentique et fictif... Qu'importe le flacon, pourvu qu'on aie l'ivresse des mots. Ici, ivresse d'une écriture presque automatique, de celle qu'on a quand l'assoupissement gagne, quand ce qu'on écrit n'a ni queue ni tête, tête à queue, 69 logorrhéique, et que c'est ça qui comptera quand je me relierai, relirai (?) Où est donc passé le cocaïnomane viennois qui nous a appris cette discipline de la liberté mentale proche de la folie qui trouve la suprême Raison ? 

C'est sous tes auspices et près de tes lares, viel ami mort trop tôt et son disciple enfariné, et sous le patronage de Saint Sigismond que je place ces élucubrations, elucubrationes, e - lucubra - tio, à la lumière de la veilleuse, "pendant mes veilles c'est sur Toi que je médite" dit le Psalmiste. 

"Lieve Kitty"... Le journal intime, exercice délicieux de la liberté au service d'aucune cause qu'elle même, pure vanité de l'égo qui caresse sa vanité vanillée en une doucereuse masturbation cérébrale sublime et bête. "Lieve Kitty", je vais t'aimer, petite adolescente prostrée d'un minuscule grenier amstellodamois grand comme le monde et la conscience de l'Europe à qui je risque de dire non, ton coeur dilaté d'amour et de pleurs a englobé l'univers. Je t'aime, je m'aime. Anne. C'est surtout sous ton patronage que je place cet insignifiant Journal. "Lieve Kitty".

Je me livrerai à toi en toute impudeur, l'impudeur de l'enfance d'avant l'obscénité, celle qui nous arrache le coeur quand elle ouvre la bouche, par sa pudeur gênante.

Anne, "Lieve Kitty". Amsterdam. Je voulais qu'on y parte ensemble comme naguère pour Cythère, t'en souvient-il ? Vague à l'âme, Anne. Tu me faisais lire, je t'aimais. A ma façon. Sérieusement et sans consistance.

J'avais composé de très beaux vers, sobres et grandioses comme des bateaux pour Cythère, des vers bâteaux, où le bât du bâteau blesse les vers qui rongent le bois lourd de la coque de l'adolescence. Mais le papillon resssort, tant d'années après que je t'avais écrit ce mot adorable et bête, maladroit comme un éjaculat de puceau : Pâle Ovale d'Opale. 

Je parlais de la lune que je voyais de ma fenêtre au travers du brouillard éclairer les jardins où se lovait ta villa de meulière, avec la grandiloquence impudique propre à l'âge ingrat de l'intelligence : Pâle Ovale d'Opale ! C'est beau et c'est con comme l'adolescence.

Je te laisse ma Kitty je vais foutre la viande dans le torchon, à mon âge 00:31 C.E.T. et pas au dodo c'est de la délinquance.

A demain même heure ô mon Cher Journal.

Je t'aime ma Kitty.

Vindini Cenom. die 12a aprilis Anno Inc. Dom. nostri MMV

par Monsieur Aponaute publié dans : apono11
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

LeMonde@PonautE

Le petit monde à Ponaute mérite d'être découvert au gré des bonnes pages archivées, sinon le/la néophyte sera égaré(e) par les private jokes destinés aux blogueurs, blogueurEs, blogueuses, transgenres assidu(e). Les (nombreux) épisodes de la Saison 1 se résument à un Storytelling assez simple: "Monsieur Aponaute a beaucoup souffert ces dernières années, il a connu et surmonté nombre de grandes épreuves. Et comme son ami et sponsie des "Hysterics Anonymous" George W. Bush, il a invoqué l'aide du Tout-Puissant pour vaincre l'alcohol et le démon, et il est Born Again dans une abstinence qu'il est prêt à faire payer très cher au monde entier, tant son 2DEH-Disorder (ou Syndrome d'Hystérie Électronique au Second Degré) peut avoir de conséquences tragiques pour la part de son entourage la moins bien membrée intellectuellement. À chaque fois qu'il doit se confronter à une nouvelle épreuve, il se souvient qu'il a triomphé de l'alcohol avec l'aide du Tout-Puissant, et il décide de passer en force, dût-il laisser sur le carreau des milliers de personnes désepérées, désillusionnées, ou ayant perdu la foi dans le rétablissement de la paix civile en Irak ou de l'action humanitaire d'Emmanuelle Béart. Car l'important pour lui est bien de ne pas rechuter, quel que soit le prix à faire payer aux autres".
Personnages, objets ou anecdotes principaux pour vous y retrouver dans la Saison Une du soap: Comme Sleipnir soutient la chevauchée d'Odin, ainsi le Griffar de l'Aponaute ("drakkar" ou knørr à la proue de griffon dont il astique consciencieusement le ponton avant et que son ami George W. Bush a surnommé affectueusement "Griffar One"), le porte plus vite que le vent, des Gaules à son Fjord -qu'il prononce comme au Norlandmark, "fyoure" comme dans "yaourt"- et en sens inverse bien sûr, de son Fjord aux Gaules. Il s'adressait jadis à une pouffe néerlandaise imaginaire répondant au doux nom de Kitty, il parle désormais par le truchement du Guéridon Électronique aux manes de feu son bien-aimé chien Oskar von Ochsentreiber zu Schwarzwald, lâchement assassiné par un peuple de veaux aux ordres d'un métèque malveillant. L'âme d'Oskar, dont la dépouille repose près de la source d'Urdr au pied d'Yggdrasil l'arbre cosmique, attend son heure en veillant aux pied d'Odin au Valhøll. Son heure ou plutôt Skuld, l'arrivée de son Papa au Valhøll après qu'il aura été blessé mortellement par des guerriers francs satellites du nain hongrois, et le combat ultime de Ragnarøk-Armaggedon où aux côtés d'Odin et de Thor, l'on trucidera les hordes cosmopolites d'Utgard menées par le loup Feinrir, le serpent Jørmungand et l'immonde gnome sépharado-magyar Sarkøzy. Montjoooye – Banzaaaye !
Synopsis de la Saison 2 qui a débuté en 2008: Le rédacteur de l'Aponaublogue, "Monsieur Aponaute" ou "l'Aponaute", parle maintenant de lui systématiquement à la troisième personne du singulier, et au genre féminin, tel un Jules César qui se serait assumé. Comme une immonde chrysalide se métamorphose en un papillon chatoyant, l'Aponaute devient tout naturellement "La Ponaute", une ravissante créature plus virile et discrète que Zaza Napoli en Reine des Abeilles, plus fatale que Brenda dans "Le Coeur a ses Raisons". Elle est désormais dénuée de toute prétention intellectuelle, artistique, métaphysique ou politique, et ne cherche qu'à cultiver son corps de rêve pour aller affronter les rigueurs climatiques du Grand Nord en trouvant refuge au creux de fjords profonds. À bord de Griffar One ou plus prosaïquement de Low Cost comme Norwegian ou Blue1, elle s'envole de plus en plus fréquemment vers les fjords en préparant la phase défintive de son immigration qui ne saurait tarder et qui fera l'objet de la prochaine Saison 3. Car elle retravaille de temps en temps à Paris, mais elle doit alors supporter un environnement fort peu scandinave où elle subit de plein fouet un traumatisme interculturel: misère omniprésente évoquant la médina de Casa, papiers gras, mégots, glaviots maghrébins et déjections canines jonchant le sol, usagers du métropolitain courant dans les couloirs, chauffeurs africains désagréables, serveurs de café odieux, pollution suffoquante, niveau de vie médiocre, protection sociale en chute libre, absence de parcs pour lâcher les chiens en liberté, absence de pistes de ski de fond, absence de queues ordonnées dans les magasins...

definir blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus