Courriel expédié le 14 avril dernier à mon ex-belle-doche, qui répondait à un courriel de sa part, et qui montre les sentiments que je lui voue, autant que l'ampleur de la méchanceté que je peux avoir quand je suis blessé, mais j'ai des circonstances atténuantes avec une telle harpie. Pour mieux comprendre certaines allusions contenues dans ce courriel meurtrier, je préciserai que j'ai tû volontairement les noms des protagonistes, que Belle-Maman est avocate et ancienne membre du PCF. Et que Suétone a écrit une superbe « Vie des Douze Césars ».
Délicieuse Belle-Maman,
Je connais parfaitement le but que tu recherches en agissant de la sorte, et au lu de l'intégralité de ce courriel, personne ne pourra plus être dupe du but que tu poursuis, et que tu as toujours poursuivi, et qui n'est aucunement d'aider A., ce que tu t'es assez souvent gardée de faire alimentairement à bien des reprises pour que ton soudain intérêt pour son sort puisse faire une quelconque illusion ! Tu tombes si bien le masque ! Ton but a toujours été très clairement (A. l'a senti à maintes reprises, et il l'avait même pressenti, ne voulant pas initialement nous présenter l'un à l'autre à Chamonix, car il flairait le piège !) ton but a toujours été dis-je, de semer la zizanie entre lui et moi pour que ce cher petit revienne vers sa Môman. Mais ne te trompe pas, je pense qu’il a un désir sincère d’autonomie, et qu’il te suspecte de trop d’horreurs passées (non-assistance à personne en danger quand il était jeune ?)
Tu tables sur une trahison qu’il ressentirait en prenant connaissance de cet écrit ; tu oublies car tu ignorais jusqu’à présent, que c’est lui qui m’a demandé de reprendre contact avec toi à propos de cette affaire de contrat qui n’était qu’un prétexte parfaitement bidon : il voulait avoir quelques informations sur toi, et m’a même demandé contre mon désir de te demander conseil (en me prévenant toutefois qu’il y avait une chance sur deux pour que tu tentes de m’intoxiquer avec de mauvais conseils juridiques pour que je me plante, il te connaît et craint ta loyauté !), le but étant, dixit ton tout-petit, « de te manipuler ». Lui aurais-tu transmis les gènes de la manipulation et du cynisme ? En tous les cas, ma stratégie à moi a réussi 5/5. Désolé d’être aussi cynique que toi, mais je jouis littéralement d’abattre mon joker pour te dire : échec et mat, toi qui commençais à jouir de ma déconfiture supposée… Ça aura toujours été la guerre froide entre nous, n’est-ce-pas Belle-Maman, nous perpétuons avec délectation toi et moi, le bon vieux temps des pershings et des SS20, c'est notre façon à nous de nous aimer !
Il m’a suffi de déborder à peine le cadre de ma mission (dans les services secrets et les coups tordus –tu en connais un rayon je pense–, on joue tous double ou triple jeu, lis donc le dernier Volkoff) pour pouvoir apporter la preuve épistolaire à ton tout-petit, s’il en avait besoin, que ton âme est faite de traîtrise. Tu sais aussi que je m’en étais toujours douté, m’étant toujours méfié de toi comme de la peste. Nos regards silencieux ont toujours été si éloquents !
Ta tactique actuelle est d’obtenir un logement à Paris pour A. à moindre prix, pour ne pas dépenser pour lui un seul kopeck du moindre rouble, je lui ai d’ailleurs rapporté, amusé, comment en minaudant, et en feignant si mal l’innocence (ton manque de talents de comédienne t’a toujours trahie quand tu mens, - pardon, quand tu parles, puisque tu mens en permanence), avec la voix flûtée qui signifie chez toi la manipulation – pardon, la pensée, puisque tu manipules aussi en permanence : « Et ton Père ne pourrait pas louer cet appartement à A. pour un petit prix » ?
L’étude de ton petit courriel est édifiant, il restera un cas d’école en matière de mauvaise foi : « Ses papiers d'identité ont été déchirés - la forme passive que j'emploie est courtoise » Tu accuses qui, et de quoi ? Précise, si tu l’oses ! On lui a volés en boîte de nuit m’a-t-il dit, qu’est-ce que c’est que ces insinuations à 2 balles, pardon à 50 kopecks ? Ce n’est ni très professionnel, ni très déontologique, Cher Maître !
« Je pense pour ma part que la demande d'A. est légitime et que ton refus récurrent de lui donner un justificatif de son domicile réel est la seule cause de sa demande récurrente. L'insertion sociale et les aides qui y concourent sont assujettis (sic) à l'existence d'un domicile et il se trouve que le domicile réel d'A. est chez toi. »
Là, tu m’aides à fourbir mes armes, car tu précises la ligne d’attaque qui sera la tienne au plan juridique, alors vas-y, on va se marrer ! (NB : je te rappelle que je ne considère pas A. comme mon ennemi, ni même mon adversaire, je veux seulement assainir une situation que tu ne veux surtout pas clarifier, car elle signifierait quelque chose que tu redoutes trop…)
« Aujourd'hui, j'ai la confirmation que mon ressenti était exact, que ton refus de donner à ton concubin cette attestation est bien réelle. Tout en la niant, tu évoques de nombreux faits qui montrent votre communauté de vie. »
A. et moi ne sommes plus concubins de facto comme de jure, ma domiciliation étant changée, pour l’administration comme pour la réalité de ma vie. Les administrations et les témoins pourront parler Votre Honneur ! Je précise (car nous sommes lus Belle-Maman c’est merveilleux, c’est comme un blog, d’ailleurs je me demande si je ne vais pas mettre tout ça en ligne dans les minutes qui suivent, en censurant les noms pour que personne ne puisse être reconnu cela va de soi).
Le coup de pied de l’âne, enfin, et le comble de l’absurde : « ton ego fragile ne peut supporter d'essayer de construire avec A. une relation harmonieuse : tu as besoin de maintenir ce jeune homme que tu as rencontré adolescent alors que tu étais déjà un homme fait, dans un état de dépendance et de faute permanente envers toi. »
C’est vrai qu’en matière de relations de couple harmonieuses, tu es bonne prophétesse et tu en connais un rayon ! Cette manie encore, si fréquente chez les terroristes intellectuels marxo-freudiens, de faire l’inventaire de l’âme des autres quand ils n’ont pas eu le courage d’aller s’allonger sur le divan ! Si, tu t’es allongée ai-je compris, mais pas sur un divan, sur un psychiatre, et c’est une cause majeure de ton divorce que tu as osé attribuer un temps à la sexualité de ton fils aîné ! Je voudrais maintenir A. dans un « état de dépendance et de faute permanente », alors que je passe mon temps à lui demander de se trouver un domicile à lui pour être indépendant de moi, comme de sa mère du reste ! Que ce petit studio, que tu avais qualifié de « couloir » -ce sont tes propres mots- est impossible à occuper à deux plus d’un week-end sans tourner bourrique ! Que depuis 1999, je le répète inlassablement à A., qui est d’ailleurs parti plus d’un an à cause de cela entre autres (je pense qu’il avait aussi un amant mais comme toi je suis libéral), sans compter notre bref établissement dans le XVème ! J’en suis, pour vivre dans un espace vital mieux approprié, à habiter chez des parents, c’est moi qui pars de chez moi mais c’est moi qui suis un salaud parce que je le culpabilise en ce faisant !!! Merveilleusement dialectique, ce renversement de la charge de la faute si marxiste, si nauséeux que je reconnais bien là ta formation de tchékiste Belle-Maman ! Merveilleux ! Je ne pourrais plus jamais reprocher à A. son côté « abusif » (propre aux enfants abusés ? tu auras peut-être un jour à ce sujet une explication à fournir comme tu le crains…) car en-dehors de cette enfance abusée, je vois par ailleurs qu’il a été à bonne école !
« Ce jeune homme que tu as rencontré adolescent alors que tu étais déjà un homme fait »
Tu veux répéter ça sans rire ? J’ai rencontré ton fils âgé de 19 ans (majorité sexuelle depuis 4 ans, légale et civique depuis un an Cher Maître) alors que j’étais certes un vieillard libidineux de 32 ou 33 ans !!! Non, je crois que j’étais jeune et beau selon l’opinion générale, quand tu commençais à te décrépir. Mais tu as raison de te faire vestale ou prêtresse de Junon, parangonne des vertus de la Cité et du foyer, toi que j’ai vue dans ton salon te faire peloter par ton amant R. (un homme marié, un homme fait), un peu pétée au Champagne, devant les plus jeunes de tes quatre enfants, qui n’étaient pas encore des hommes faits, que je sache !!! Tu as la moralité excessive qu’on trouve chez les vieilles maquerelles, et dans cette relation fusionnelle que tu entretiens avec ton fils, il y a un drame julio-claudien qui s’est noué et se dénoue, Agrippine ! Tu es surtout et simplement une vipère homophobe. Je le répète encore, une cause majeure de ton divorce a été ton adultère (pardon, l’expression de ta liberté sexuelle de femme non-objet en novlangue gauchiste), et tu as osé attribuer ce divorce à la sexualité d’A. ! Quel sens de tes responsabilités d’adulte et de « femme faite » devant ton enfant ! Qui de toi ou de moi, veut le maintenir dans un « état de faute permanente » ?! Homophobie, drame de l’homophobie ordinaire en milieu bobo. Tu me dégoûtes intrinsèquement, comme tous les pseudo-progressistes marxistes pleins d’intolérance et de haine. Tu es une sorte de Ségolène de l’Essone prônant les Family Values… Tu es pitoyable.
Tout aussi tristement à toi, P.

