Comment Emmerder son Gauchiste !
Le gauchisme est une maladie infantile de la tête qu'il faut soigner
quotidiennement, en soi-même comme chez les autres. Comme tout excès inverse du reste, puisque tout ce qui est excessif est insignifiant.
Aujourd'hui, la Ponaute a tenté d'aider S.O.S.-Homophobie de manière act-upienne. Soigner les méthodes d' S.O.S.-Machin par de l'act-upisme, ça a nom en médecine: "homéopathie". Espérons que
cette fois, ça va marcher.
Communiqué de S.O.S.-Homophobie:
APRÈS LE FICHAGE DES HOMOS, LA DÉCHÉANCE DE LA NATIONALITÉ
Paris, le 29 avril 2008
Alors qu'approche la Journée mondiale contre l'homophobie, le 17 mai, le gouvernement français se fait remarquer par des mesures particulièrement hostiles aux homosexuel-le-s.
Il y a quelques mois le ministère des Affaires étrangères demandait aux consulats de refuser les pacs binationaux dans certains pays, il y a quinze jours on apprenait que le ministère de
l'Intérieur testait un logiciel permettant un fichage des homosexuel-le-s, et le journal Têtu révèle aujourd'hui qu'un homosexuel français a été déchu de la nationalité française lorsqu'il a
demandé la double nationalité hollandaise, alors qu'il s'est marié avec un homme aux Pays-Bas! Une convention entre les deux pays prévoit que seules les personnes mariées peuvent se voir accorder
la double nationalité. Le mariage homosexuel est reconnu aux Pays-Bas, mais le ministère français considère cet homme comme célibataire.
SOS homophobie est scandalisée par cette décision particulièrement humiliante et symboliquement inexcusable, et demande au gouvernement de réintégrer immédiatement cet homme dans la nationalité
française.
Fiché-e-s, déchu-e-s de leur nationalité, quelle est la prochaine étape pour les homosexuel-le-s français-e-s? A l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, le gouvernement français
n'a-t-il donc pas de message plus humain à adresser aux homosexuel-le-s?
Réponse de la Ponaute:
Mesdames, Messieurs,
Je suis totalement abasourdi(e) par votre révolte. Si cet homme a la chance d'être débarassé(e) de sa nationalité(e) française, c'est plutôt pour lui une bénédiction!!! La France est un pays de
merde, et elle le prouve davantage chaque jour. Être Néerlandais(e) est au contraire, un(e) honneur(e) et une chance. Votre réaction est bêtement ethnocentrique, voire, et nous frôlons ici
l'incorrection politique, nationaliste. L'intérêt de cet(te) homme est manifestement d'être Néerlandais(e)!!! Ik zelf zou namelijk graag nederlander willen zijn!
Par ailleurs, que
faites-vous de la citoyenneté européenne d'une personne de nationalité(e) néerlandais(e), qui lui permet de s'établir en France quand elle le souhaite, et à défaut de venir travailler dans un
pays de merde où les salaires sont plutôt assez bas, de venir bronzer idiot(e) l'été en Ardèche !
Sincèrement,
Monsieur Aponaute,
Agitateur sur Internet depuis 2004.
Bon là ils devraient méditer leur connerie à S.O.S.-Bidule, ça va faire mal.
Sinon, un pote a envoyé à la Ponaute un lien vers un commentaire de bouquin, et elle a trouvé ça trop drôlatique pour ne pas être cité, au titre du best of de la déconstruction, une
manie gauchiste post-machin.
Les auteurs :
Maîtresse Nikita, 47 ans
Elle a trois enfants et 32 ans d’exercice d’un métier méprisé par les uns et adulé par les autres : pute. (...) Elle est aussi ingénieur, elle a été P-DG de sociétés de conseil et photographe.
Pourquoi pute, alors ? Parce qu’à quinze ans elle eu son premier client, que le sexe est une composante essentielle de sa vie, qu’elle aime procurer du plaisir et rendre les gens heureux. Pute,
c’est plus qu’une histoire de cul, pour Maîtresse Nikita, c’est un art de vivre. Elle est une femme libre et elle aime son métier : prostituée.
Thierry Schaffauser, 24 ans
Travailleur du sexe peut-être tout simplement d’abord parce qu’il aime les hommes. Il aime le sexe et il considère la prostitution comme une performance artistique, selon la pensée de Grisélidis Réal, une des pionnières du mouvement dès 1975. Il a
commencé à travailler dans la rue (...) Côté militant, il a d'abord combattu contre l'homophobie et le sida avec Act Up.
En résumé :
En rencontrant d’autres putes de toute l’Europe, les auteurs ont pris conscience qu’elles appartenaient à une communauté. Il était temps pour elles que la richesse des outils forgés par les
mouvements féministes et homosexuels puissent nourrir l’expression d'une nouvelle parole minoritaire, une parole à la première personne retournant l’insulte en fierté.
C’est sûrement le sens de la publication de Fières d’être putes.
Écrit par deux prostituées à l’origine du groupe activiste « les-Putes » créé à Paris en mars 2006 et de la « Pute Pride » de Paris, l’ouvrage dénonce en premier lieu ce que les auteurs nomment « la putophobie ».
Répliquant aux différentes lois prohibitionnistes, mais aussi aux discours d’associations abolitionnistes, les auteurs argumentent de manière concrète la question de savoir pourquoi ces
différentes composantes doivent s’analyser comme appartenant à un même champ, celui des « putophobes ». Les auteurs nous amènent dans un second temps sur les questions de genre et, après avoir déconstruit les discours
bien-pensants, en arrivent à une seule réponse : on ne peut opposer le féminisme et les putes, car il existe et doit exister un féminisme pute. Enfin, pour répondre aux problèmes quotidiens auxquels sont confrontées une grande partie
de leurs « sœurs », Fières d’être putes, ouvrage politique, jette les bases d’un programme de revendications concrètes à destination des politiques. Savoir si elles seront
entendues...
Pour aller plus loin :
Fières d’être putes expose de manière claire que ni le prohibitionnisme, majoritairement de droite, ni l’abolitionnisme, majoritairement de gauche, ne sont des réponses au proxénétisme
ou à la traite des êtres humains. Bien au contraire, l’un comme l’autre placent de plus en plus les prostituées dans la clandestinité, favorisant ainsi le développement de réseaux de proxénètes
mafieux.
Les auteurs démontrent alors que le seul et unique moyen de lutter efficacement contre les réseaux d’exploitation de la personne humaine est de leur permettre de sortir de la clandestinité en
reconnaissant leur activité comme un métier à part entière, avec ses spécificités, et de leur permettre de l’exercer dans de bonnes conditions. Elles souhaitent exercer leur métier en tant que
travailleuses indépendantes et en toute légalité, sans macs ni maisons closes. Elles revendiquent à travers cet ouvrage la légitimité et donc la légitimation de leur travail.
Si Fières d’être putes aborde des questions concrètes pour les travailleuses du sexe, l’ouvrage veut également apporter un nouveau souffle et une direction nouvelle à la mouvance
féministe : la lutte des putes est celle de toutes les femmes.
Simone de B., réveille-toi,
elles sont devenues folles !!!!!

L'arroseuse arrosée en pleine ménopause mouille toujours mal ses suffixes, et a encore l'air encore
plus con qu'avant. Clémenceau, Ardoise... Elle a l'air encore plus nulle que la moyenne gouvernementale celle-ci. En tirera-t-elle les conclusions ?