APPEL SOLENNEL DU 1er JUILLET 2005
AU PEUPLE DE FRANCE OU
"Appel de Cochon",
PROPOSANT LA CREATION D'UN
GRAND VIEUX PARTI DEMOCRATE.
Françaises, Français, Mes Chers Compatriotes,
Il me semble aujourd’hui nécessaire d’appeler à un nouveau souffle pour la France. Un nouvel élan, porté par le vent du large.
L’important, Mes Chers Compatriotes de Métropole, d’Outre-mer ou de l’Etranger, est ce qui nous rassemble, et pas ce qui nous divise.
Le temps des querelles et des malentendus est désormais révolu. Nous avons voté, nous nous sommes défoulés, nous le referons à la prochaine occasion, mais pour l’instant, il faut faire place à l’action. J’y suis résolu, et j’appelle tous ceux et toutes celles qui veulent s’engager dans cette voie, à me suivre. Dans le nouveau Parti Démocrate.
La révolution brise le peuple, tue des innocents, abat l’économie, produit la régression. Le conservatisme, outre qu’il est intrinsèquement imbécile, conduit à la sclérose et mène à la révolution. La réaction est parfois salutaire pour donner le coup de frein avant le précipice, mais ne peut constituer un idéal à long terme. Et hors contexte, elle est le chiffon rouge qui excite la révolution. Il ne reste donc que la réforme, qui constitue l’essence même de l’action.
Mais si la réforme veut réformer et donc agir, elle doit vraiment n’être qu’action. Et donc réforme profonde, continue, quotidienne, tenace, courageuse, entreprenante, audacieuse. Le contraire de la réforme, la réformette, n’est que le faux-nez du conservatisme qui dans son immobilisme conduit depuis des décennies ce pays à la ruine civique, morale, sociale, économique et financière.
Le Parti Démocrate organise son programme d’action autour de quelques principes clairs et simples, axés sur le thème de la réforme pour éviter les traumatismes révolutionnaires :
- réforme idéologique en redonnant le primat au politique sur l’économisme marchand ambiant, dans une vision pragmatique et non idéologique de l’économie de marché résumée dans le génial oxymore d’économie sociale de marché. En clair, la concurrence est bonne, tant qu’elle produit des richesses et qu’elle ne tue pas les concurrents. Auquel cas l’Etat reprend ses billes, avec agressivité s’il le faut. De même, avec la vigilance qui s’impose pour lutter contre toutes les dérives xénophobes que nous vivons actuellement, faut-il rappeler la légitimité de l’idée nationale et patriote, et privilégier des quotas par pays d’origine et qualification professionnelle et éducative des Migrants, meilleure réponse possible à l’intolérance qui monte du fond des couches populaires qui se sentent délaissées par une « élite » étrangère à leurs intérêts vitaux autant qu’à leurs préoccupations quotidiennes. Un Démocrate en effet, ne traite pas le Peuple par le mépris.
- réforme institutionnelle en respectant d’abord le pluralisme. Instillation d’une dose massive de proportionnelle dans le scrutin pour les élections générales. Le Peuple souverain a voté « Non » à 55% au projet de Traité instituant une Constitution pour la construction, à terme, d’une Europe fédérale intégrée. L’Assemblée Nationale a aussi voté « Non », mais… à 8 % ! Elle ne représente plus le Peuple souverain. Et révision de fond en comble de la Ve République-Bis, pour accoucher d’une VIe République plus moderne et démocratique, laissant en premier lieu au Parlement le contrôle absolu de son ordre du jour.
- la lutte contre la corruption. Donner à la Cour des Comptes des moyens de sanction pénale violents.
- la lutte contre la démagogie qui pourrit la démocratie. Instituer un observatoire composé de personnalités respectées et indépendantes chargées de soumettre solennellement au Peuple, au terme de chaque législature, et au vu de données statistiques provenant de sources diversifiées et vérifiées, le bilan des promesses tenues et non tenues par les partis politiques ou les majorités qui auront été aux affaires, ainsi qu’un état objectif des chiffres réels de l’emploi, de l’inflation, de la croissance, du pouvoir d’achat des ménages, de l’immigration, de la dette publique, etc. En effet, un certain poujadisme rampant se nourrit du mépris qu’ont les électeurs de droite de la politique de gauche de leurs champions, et réciproquement.
- la lutte pour la vraie démocratie qui est le respect absolu de la parole et des mandements du Peuple souverain. L’intérêt général l’emportant sur les intérêts particuliers, les représentants du Peuple au Parlement, élus démocratiquement, et le gouvernement nommé et responsable devant lui, ainsi que le Président de la République, ont seuls le monopole de la puissance publique, et la capacité de mater toutes les rébellions ou autres prises en otage du Peuple par des services publics ou des actions d’organisations privées.
- la dénonciation du péril mortel que font peser sur nos institutions, la toute-puissance des syndicats subversifs et diverses associations d’obédience marxiste, qui ne paralysent toute velléité de réforme que dans le but avoué d’obtenir le pourrissement nécessaire à leur révolution antidémocratique. L’interdiction des partis antidémocratiques portant le mot de « communiste » pourrait être envisagée dans une optique authentiquement démocratique, ainsi que sont légitimement abhorrés les mots « fasciste » ou « nazi ». Une fusion de certains services des RG et du BKA d’Allemagne fédérale pourrait être envisagée dans le cadre d’un renforcement audacieux de la coopération franco-allemande, pour profiter de l’expérience de ce service dans l’endiguement des menées subversives autant droitistes que gauchistes.
- le rappel de la vocation sociale de la politique en Europe. Tout projet européen d’inspiration ultra-libéral favorisant un quelconque dumping social, ou toute remise en question du Welfare pour les plus pauvres sera dénoncé sans relâche par le Parti Démocrate. Par contre, dans le cadre de la réforme, tous les tabous concernant le monopole du service public en-dehors des fonctions régaliennes de l’Etat, seront violés systématiquement dans la seule optique pragmatique, d’assurer un meilleur niveau de vie, de protection sociale et de santé à la population, mais dans le respect du principe de la contribution de chacun selon ses moyens, et de la garantie du maximum de libre-choix.
Le Parti Démocrate est Confédéraliste, ni nationaliste, ni fédéraliste, privilégiant une Europe équilibrée des Nations carolingiennes aux contours bien définis ; il est démocratique au sens helvétique du terme, pluraliste, libéral, social, humaniste et patriote. Il refuse les clichés et les blocages du passé, ainsi que le clivage droite-gauche parfaitement dépassé. Il recherche la res publica, l’action politique au service du seul intérêt général qui s’exprime avant toute chose par le respect de la Nation.
Monsieur Aponaute.
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