« La provocation jamais dénuée de sens, les pires outrances recèlent toujours une subtilité cachée.
C'est assurément le blogue polémique le plus
virulent (...) de langue française... »
- Alarc'h, agitateur depuis 1981.
« Sans la liberté
de fustiger sur la toile,
il n'est point de sarkölâtrie flatteuse ».
- Peter Karön von Beaumarchais, journaliste au
Figaro.
Brun ténébreux, 1m75, 71kg, à peine 37 ou 38 ans weshtacam si ce n'est moins, Monsieur Aponaute est un sportif accompli, rompu à presque toutes les disciplines physiques qu'il a pratiquées au moins une fois chacune (à l'exception toutefois du kayak qui s'est retourné plus vite que lui à Ibiza): ping-pong, badminton, tennis, football, handball, basket-ball, fist-ball, bilboquet, billard, divers jeux de queues et boules, volley, beach volley, bitch volley, mini-golf, golf, gym aquatique, piscine le mercredi, sauna, båstu, badstu, jacuzzi à plusieurs, cryothérapie des verrues plantaires, ski alpin, ski nordique, luge, patin à glace, patin sub-charentais, patins divers et autres sports de glisse, équitation, chevauchement... Bref, c'est un archétype de mâle virilité plus proche de l'acmé que de l'acné, une sorte de gendre idéal qui sait se vendre sur internet. 5ème kyu de judo et d'échauffement sur tatami, ceinture noire de course sur futon, bol de riz d'argent de zazen. Permis de port d'armes juillet 2002, promotion Maxime Brunerie. Lauréat 2007 du 54ème concours international de lancer de gnomes de Budapest (projection d'un gnome d'1m32 d'une rive à l'autre du Danube jaune). Médaillé bronze olympique en lancer de nain, médaillé argent en bilboquet, médaillé or en safari à la girafe. Lauréat 2007 du Combiné Pentathlétique du Nordlandmark (lancer de nain + un tirage de bilboquet + course à la girafe + capture de la girafe + un dernier coup de bilboquet avec la girafe)... Pour résumer avec simplicité, des muscles d'acier, des nerfs en kevlar, une bite en tungstène, des neurones en adamantium résistants à tous les neurotoxiques connus. On l'a curieusement numéroté "Agent 069" au MI-6.
Comment Emmerder son Gauchiste !
Le gauchisme est une maladie infantile de la tête qu'il faut soigner
quotidiennement, en soi-même comme chez les autres. Comme tout excès inverse du reste, puisque tout ce qui est excessif est insignifiant.
Aujourd'hui, la Ponaute a tenté d'aider S.O.S.-Homophobie de manière act-upienne. Soigner les méthodes d' S.O.S.-Machin par de l'act-upisme, ça a nom en médecine: "homéopathie". Espérons que
cette fois, ça va marcher.
Communiqué de S.O.S.-Homophobie:
APRÈS LE FICHAGE DES HOMOS, LA DÉCHÉANCE DE LA NATIONALITÉ
Paris, le 29 avril 2008
Alors qu'approche la Journée mondiale contre l'homophobie, le 17 mai, le gouvernement français se fait remarquer par des mesures particulièrement hostiles aux homosexuel-le-s.
Il y a quelques mois le ministère des Affaires étrangères demandait aux consulats de refuser les pacs binationaux dans certains pays, il y a quinze jours on apprenait que le ministère de
l'Intérieur testait un logiciel permettant un fichage des homosexuel-le-s, et le journal Têtu révèle aujourd'hui qu'un homosexuel français a été déchu de la nationalité française lorsqu'il a
demandé la double nationalité hollandaise, alors qu'il s'est marié avec un homme aux Pays-Bas! Une convention entre les deux pays prévoit que seules les personnes mariées peuvent se voir accorder
la double nationalité. Le mariage homosexuel est reconnu aux Pays-Bas, mais le ministère français considère cet homme comme célibataire.
SOS homophobie est scandalisée par cette décision particulièrement humiliante et symboliquement inexcusable, et demande au gouvernement de réintégrer immédiatement cet homme dans la nationalité
française.
Fiché-e-s, déchu-e-s de leur nationalité, quelle est la prochaine étape pour les homosexuel-le-s français-e-s? A l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, le gouvernement français
n'a-t-il donc pas de message plus humain à adresser aux homosexuel-le-s?
Réponse de la Ponaute:
Mesdames, Messieurs,
Je suis totalement abasourdi(e) par votre révolte. Si cet homme a la chance d'être débarassé(e) de sa nationalité(e) française, c'est plutôt pour lui une bénédiction!!! La France est un pays de
merde, et elle le prouve davantage chaque jour. Être Néerlandais(e) est au contraire, un(e) honneur(e) et une chance. Votre réaction est bêtement ethnocentrique, voire, et nous frôlons ici
l'incorrection politique, nationaliste. L'intérêt de cet(te) homme est manifestement d'être Néerlandais(e)!!! Ik zelf zou namelijk graag nederlander willen zijn!
Par ailleurs, que
faites-vous de la citoyenneté européenne d'une personne de nationalité(e) néerlandais(e), qui lui permet de s'établir en France quand elle le souhaite, et à défaut de venir travailler dans un
pays de merde où les salaires sont plutôt assez bas, de venir bronzer idiot(e) l'été en Ardèche !
Sincèrement,
Monsieur Aponaute,
Agitateur sur Internet depuis 2004.
Bon là ils devraient méditer leur connerie à S.O.S.-Bidule, ça va faire mal.
Sinon, un pote a envoyé à la Ponaute un lien vers un commentaire de bouquin, et elle a trouvé ça trop drôlatique pour ne pas être cité, au titre du best of de la déconstruction, une
manie gauchiste post-machin.
Les auteurs :
Maîtresse Nikita, 47 ans
Elle a trois enfants et 32 ans d’exercice d’un métier méprisé par les uns et adulé par les autres : pute. (...) Elle est aussi ingénieur, elle a été P-DG de sociétés de conseil et photographe.
Pourquoi pute, alors ? Parce qu’à quinze ans elle eu son premier client, que le sexe est une composante essentielle de sa vie, qu’elle aime procurer du plaisir et rendre les gens heureux. Pute,
c’est plus qu’une histoire de cul, pour Maîtresse Nikita, c’est un art de vivre. Elle est une femme libre et elle aime son métier : prostituée.
Thierry Schaffauser, 24 ans
Travailleur du sexe peut-être tout simplement d’abord parce qu’il aime les hommes. Il aime le sexe et il considère la prostitution comme une performance artistique, selon la pensée de Grisélidis Réal, une des pionnières du mouvement dès 1975. Il a
commencé à travailler dans la rue (...) Côté militant, il a d'abord combattu contre l'homophobie et le sida avec Act Up.
En résumé :
En rencontrant d’autres putes de toute l’Europe, les auteurs ont pris conscience qu’elles appartenaient à une communauté. Il était temps pour elles que la richesse des outils forgés par les
mouvements féministes et homosexuels puissent nourrir l’expression d'une nouvelle parole minoritaire, une parole à la première personne retournant l’insulte en fierté.
C’est sûrement le sens de la publication de Fières d’être putes.
Écrit par deux prostituées à l’origine du groupe activiste « les-Putes » créé à Paris en mars 2006 et de la « Pute Pride » de Paris, l’ouvrage dénonce en premier lieu ce que les auteurs nomment « la putophobie ».
Répliquant aux différentes lois prohibitionnistes, mais aussi aux discours d’associations abolitionnistes, les auteurs argumentent de manière concrète la question de savoir pourquoi ces
différentes composantes doivent s’analyser comme appartenant à un même champ, celui des « putophobes ». Les auteurs nous amènent dans un second temps sur les questions de genre et, après avoir déconstruit les discours
bien-pensants, en arrivent à une seule réponse : on ne peut opposer le féminisme et les putes, car il existe et doit exister un féminisme pute. Enfin, pour répondre aux problèmes quotidiens auxquels sont confrontées une grande partie
de leurs « sœurs », Fières d’être putes, ouvrage politique, jette les bases d’un programme de revendications concrètes à destination des politiques. Savoir si elles seront
entendues...
Pour aller plus loin :
Fières d’être putes expose de manière claire que ni le prohibitionnisme, majoritairement de droite, ni l’abolitionnisme, majoritairement de gauche, ne sont des réponses au proxénétisme
ou à la traite des êtres humains. Bien au contraire, l’un comme l’autre placent de plus en plus les prostituées dans la clandestinité, favorisant ainsi le développement de réseaux de proxénètes
mafieux.
Les auteurs démontrent alors que le seul et unique moyen de lutter efficacement contre les réseaux d’exploitation de la personne humaine est de leur permettre de sortir de la clandestinité en
reconnaissant leur activité comme un métier à part entière, avec ses spécificités, et de leur permettre de l’exercer dans de bonnes conditions. Elles souhaitent exercer leur métier en tant que
travailleuses indépendantes et en toute légalité, sans macs ni maisons closes. Elles revendiquent à travers cet ouvrage la légitimité et donc la légitimation de leur travail.
Si Fières d’être putes aborde des questions concrètes pour les travailleuses du sexe, l’ouvrage veut également apporter un nouveau souffle et une direction nouvelle à la mouvance
féministe : la lutte des putes est celle de toutes les femmes.
Simone de B., réveille-toi,
elles sont devenues folles !!!!!
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Le petit monde à Ponaute mérite d'être découvert au gré des bonnes pages archivées, sinon le/la néophyte sera égaré(e) par les private jokes
destinés aux blogueurs, blogueurEs, blogueuses, transgenres assidu(e). Les (nombreux)
épisodes de la Saison 1 se résument à un Storytelling assez simple: "Monsieur
Aponaute a beaucoup souffert ces dernières années, il a connu et surmonté nombre de grandes épreuves. Et comme son ami et sponsie des "Hysterics Anonymous" George W. Bush, il a invoqué l'aide du
Tout-Puissant pour vaincre l'alcohol et le démon, et il est Born Again dans une abstinence qu'il est prêt à faire payer très cher au monde entier, tant son 2DEH-Disorder (ou Syndrome
d'Hystérie Électronique au Second Degré) peut avoir de conséquences tragiques pour la part de son entourage la moins bien membrée intellectuellement. À chaque fois qu'il doit se confronter à une
nouvelle épreuve, il se souvient qu'il a triomphé de l'alcohol avec l'aide du Tout-Puissant, et il décide de passer en force, dût-il laisser sur le carreau des milliers de personnes désepérées,
désillusionnées, ou ayant perdu la foi dans le rétablissement de la paix civile en Irak ou de l'action humanitaire d'Emmanuelle Béart. Car l'important pour lui est bien de ne pas rechuter, quel
que soit le prix à faire payer aux autres".
Personnages, objets ou anecdotes principaux pour vous
y retrouver dans la Saison Une du soap: Comme Sleipnir soutient la chevauchée d'Odin, ainsi le Griffar de l'Aponaute ("drakkar" ou knørr à la proue de griffon
dont il astique consciencieusement le ponton avant et que son ami George W. Bush a surnommé affectueusement "Griffar One"), le porte plus
vite que le vent, des Gaules à son Fjord -qu'il prononce comme au Norlandmark, "fyoure" comme
dans "yaourt"- et en sens inverse bien sûr, de son Fjord aux Gaules. Il
s'adressait jadis à une pouffe néerlandaise imaginaire répondant au doux nom de Kitty, il parle désormais par le truchement du
Guéridon Électronique aux manes de feu son bien-aimé chien Oskar von Ochsentreiber zu
Schwarzwald,
lâchement assassiné par un peuple de veaux aux ordres d'un métèque
malveillant. L'âme d'Oskar, dont la dépouille repose près de la source d'Urdr au pied
d'Yggdrasil l'arbre cosmique, attend son heure en veillant aux pied d'Odin au Valhøll. Son heure ou plutôt Skuld,
l'arrivée de son Papa au Valhøll après qu'il aura été blessé mortellement par des guerriers francs satellites du nain hongrois, et le combat ultime de Ragnarøk-Armaggedon où aux côtés d'Odin et de Thor, l'on trucidera les
hordes cosmopolites d'Utgard menées par le loup Feinrir, le serpent Jørmungand et l'immonde gnome sépharado-magyar Sarkøzy. Montjoooye – Banzaaaye !
Synopsis de la Saison 2 qui a débuté en 2008: Le rédacteur de l'Aponaublogue,
"Monsieur Aponaute" ou "l'Aponaute", parle maintenant de lui systématiquement à la troisième personne du singulier, et au genre féminin, tel un Jules César qui se serait assumé. Comme une immonde
chrysalide se métamorphose en un papillon chatoyant, l'Aponaute devient tout naturellement "La Ponaute", une ravissante créature plus virile et discrète que Zaza Napoli en Reine des
Abeilles, plus fatale que Brenda dans "Le Coeur a ses Raisons". Elle est désormais dénuée de toute prétention intellectuelle, artistique, métaphysique ou politique, et ne cherche qu'à
cultiver son corps de rêve pour aller affronter les rigueurs climatiques du Grand Nord en trouvant refuge au creux de fjords profonds. À bord de Griffar One ou plus prosaïquement de Low Cost
comme Norwegian ou Blue1, elle s'envole de plus en plus fréquemment vers les fjords en préparant la phase défintive de son immigration qui ne saurait tarder et qui fera l'objet de la prochaine
Saison
3. Car elle retravaille de temps en temps à Paris, mais elle doit alors supporter un environnement fort peu scandinave où elle subit de plein
fouet un traumatisme interculturel: misère omniprésente évoquant la médina de Casa, papiers gras, mégots, glaviots maghrébins et déjections canines jonchant le sol, usagers du
métropolitain courant dans les couloirs, chauffeurs africains désagréables, serveurs de café odieux, pollution suffoquante, niveau de vie médiocre, protection sociale en chute libre, absence de
parcs pour lâcher les chiens en liberté, absence de pistes de ski de fond, absence de queues ordonnées dans les
magasins...