La Ponaute Connaît une Nouvelle Épreuve
Vraiment Terrible !
Il y a de ces moments où l'on a envie de foutre une beigne à des amies de 20 ans, mêmes coreligionnaires, lectrices assidues de l'Aponaublogue, ou collègues depuis 1990. La Ponaute annule une prestation au musée de Versailles demain. Motif, elle est sensée causer dans son job, et elle peut décemment pas, là.
1/ Il s'en est fallu de peu qu'elle ne se fasse pas traiter d'égoïste.
2/ Puis dans le feu de la conversation, la phrase-couperet, qui vous casse bien: "mais on ne peut pas te faire confiance si tu es tout le temps malade".
Léger sous-entendu. Léger, mais totalement insupportable.
Rappelons quelques données médicales de base:
APHTES ET APHTOSES BUCCALES
L’aphte est la lésion commune à toutes les formes d’aphtes. Elles sont habituellement classées en formes mineures, majeures et herpétiformes. En pratique il est plus adapté de les classer selon cinq critères cliniques qui permettront de distinguer des affections différentes avec une épidémiologie particulière. Les critères retenus sont : la taille, le nombre, la durée d’évolution des lésions, la fréquence des récidives et les associations à un contexte pathologique. Cette étape oriente les éventuelles investigations complémentaires et le choix thérapeutique.
Parfois précédée par une sensation de cuisson, la lésion initiale est une macule érythémateuse suivie d’une ulcération ronde ou ovalaire, dont les bords sont réguliers et le fond jaune, sur une base souple, entourée d’un halo rouge inflammatoire. L’aphte est très douloureux, il n’y a pas d’adénopathie satellite.
Tous les sièges de la cavité buccale peuvent êtres concernés ; cependant, l’atteinte de la gencive, du palais et du vermillon des lèvres est rare. Les aphtes du sillon pelvi-lingual et des vestibules ont un aspect fissuraire.
Histologiquement, l’aphte correspond à une lésion de vascularite, c’est une ulcération non spécifique caractérisée par une nécrose de type ischémique.
La physiopathologie exacte des aphtes reste inconnue, elle semble faire intervenir des mécanismes de l’immunité à médiation cellulaire.
BILAN D’UNE APHTOSE
Sauf dans l’aphtose commune, un bilan biologique initial est proposé : numération-formule sanguine, vitesse de sédimentation, plaquettes, ionogramme sanguin, fonction hépato-rénale, éventuellement sérologie VIH-1 et 2. Ce bilan a un but diagnostique (anémies, neutropénies, SIDA) et préthérapeutique lorsqu’un traitement systémique est indiqué (colchicine et thalidomide). L’examen des dents est complété d’une radiographie panoramique. L’interrogatoire permet quelquefois de suspecter un médicament responsable d’aphtose buccale, le nicorandil par exemple, dont la suppression entraîne une guérison spontanée. Le reste du bilan est ensuite adapté à chaque forme d’aphtose.
FORMES CLINIQUES DES APHTOSES
[Je ne citerai que le type d'aphtose à la Ponaute ou
APHTOSE COMMUNE
(APPELÉE AUSSI BANALE, VULGAIRE, SIMPLE)]
La poussée est constituée d’un à trois éléments, de 3 à 4 mm de diamètre, évoluant spontanément en huit jours vers la guérison, sans laisser de cicatrice. Des circonstances déclenchantes sont parfois évoquées et sont souvent propres à chaque patient : alimentaires (noix, gruyère, fraises, chocolat, tomates, peau des fruits), soins dentaires (détartrage, rouleau de coton salivaire), morsure, stress, fatigue. Les poussées sont rares avec des périodes de latence de plusieurs mois. Cette forme représente 60 à 80 p. 100 des aphtes, pouvant débuter dès la petite enfance.
Ce type d’aphtose ne nécessite aucune investigation complémentaire si elle est isolée. Le traitement est local.
La Ponaute est affligée de cette aphtose horriblement banale, et même vulgaire. Elle préfèrerait donner dans le chic, mais non, avec son sida à la Ponaute, pensez bien si on a été voir côté leucoplasie, herpès etc., ou des formes bien malignes et originales d'aphtoses.
Ben non, la Ponaute a juste un problème médiocrement banal, ce qui peut aussi lui arriver. Avec un chouya de stress (un proche a fait un AVC il y a moins d'un mois), si elle porte à sa bouche ananas, kiwi, fraise, Emmental, noix ou gland (d'homme, pas de chêne), elle risque l'aphtose, assez invalidante ma foi.
Alors avec la douleur, entre deux bains d'Alodont et les applications de Pyralvex, elle en est réduite à s'asperger de Xylocaïne, le gel dermato qu'on emploie pour anesthésier la chatte des pucelles que vous croyez, et la bouche à la Ponaute quand elle a mal bouffé ou mal sucé.
Et là, qu'on vienne pas la faire chier elle est vraiment pas d'humeur.
Qu'elles peuvent être connes parfois ces séronégatives...



L'arroseuse arrosée en pleine ménopause mouille toujours mal ses suffixes, et a encore l'air encore
plus con qu'avant. Clémenceau, Ardoise... Elle a l'air encore plus nulle que la moyenne gouvernementale celle-ci. En tirera-t-elle les conclusions ?